J’ai vécu près de chez vous …Qui suis-je (13)

Écrit par le 9 décembre 2020

Ma famille est arrivée à Meaux en 1799, sur les conseils d’un parent employé comme notaire dans la ville et attirée par sa réputation de fief de la communauté huguenote ou calviniste française .Je suis donc né à Meaux en 1810. Mes parents sont de petits commerçant qui habitent rue Cornillon et tiennent une petite épicerie rue du tan.

Je suis leur deuxième fils et comme ils me verraient bien faire une carrière dans le clergé ils me placent comme enfant de cœur à la cathédrale. Comme raconté dans mes mémoires, cet avenir ne me convenant pas, j’entraîne un jour mes camarades dans le clocher de la cathédrale et nous nous amusons à sonner le tocsin servant à annoncer un incendie. …Une farce d’enfant qui met immédiatement un terme à ma potentielle carrière dans l’église.

En 1921 J’entre alors comme apprenti cuisinier au “Grigon”  rue Vivienne à Paris avant d’être engagé par le grand restaurateur Douix, boulevard des Italiens.. Je gravis rapidement les échelons et à 21 ans je devient le deuxième cuisiner du Prince Polignac au Ministère des affaires étrangères.

A la révolution de 1830, je quitte la France pour Londres. Après avoir travaillé pour le dernier duc de Cambridge et pour Mr Lloyd’s d’Aston Hall, je deviens en 1837 chef de cuisine au Reform Club de Londres, cercle politique au centre  de Londres. Le 28 juin 1838, j’y prépare un petit-déjeuner pour 2 000 personnes à l’occasion du couronnement de la reine Victoria.

Le Reform Club vers 1900

A cette époque  les chefs cuisiniers se plaignent des conditions de travail difficiles….Il faut dire que l’on cuit encore au feu de bois. 

Je décide donc de rénover les cuisines en y introduisant des innovations à commencer par des fourneaux  fonctionnant au gaz auxquels j’ ajoute un thermostat permettant de régler la température de cuisson( l’ancêtre de vos gazinières).

J’invente aussi une broche mue à la vapeur, des armoires entourées de tuyaux refroidis à l’eau courante glacée (l’ancêtre de votre réfrigérateur).

 Devenu le cuisinier le plus célèbre de Londres, je me consacre, à la suite de la mort en couches de ma femme, la peintre Emma Jones en 1842, aux œuvres de charité. Lors de la Grande famine en Irlande causée par la maladie des pommes de terre, je suis nommé en avril 1847 pour aller à Dublin ouvrir une cuisine vendant de la soupe et de la viande à prix réduit. Je  conçois également, à cette occasion, un modèle de soupe populaire.

En 1849, je  lance mon « fourneau magique » qui permet aux gens de faire cuire leur nourriture sur la table, une cafetière « magique » et une machine à cuire les œufs.

Le Fourneau magique

La Grande Exposition de Londres en 1851 m’inspire le concept d’un restaurant international. Je loue la prestigieuse Gore House (qui était situé à l’emplacement actuel du Royal Albert Hall) et ouvre le restaurant le plus extravagant de Londres. avec des pièces thématiques, telles que La Grotte, les Neiges Eternelles et La Chambre Ardente d’Appolon. J’espère y servir 5000 repas par jour en proposant des menus accessibles à tous les types de bourses. Malheureusement, l’établissement doit fermer trois mois plus tard avec une dette d’environ une somme équivalente à 500 000 euros d’aujourd’hui.

Le Gore House

Après la guerre de Crimée de 1855, de retour à Londres, je donne des conférences aux autorités militaires en mars 1858 sur la cuisine militaire. Les mesures mises en œuvre à la suite de mes recommandations auront cours dans l’armée britannique jusqu’en 1935. J’ai également construit une cuisine modèle dans les casernes de Wellington à Londres. Et enfin je mets au point une cuisinière portative de campagne, qui sera utilisée jusqu’à la guerre du Golfe.

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